Après sa libération sous contrôle judiciaire, Sonko renfile sa tunique d’opposant …

POLITIQUE : Le leader de Pastef, Ousmane Sonko a renfilé hier, lundi 8 mars, sa tunique d’opposant. Dans une déclaration de presse faite à la suite de sa libération sous contrôle judiciaire, l’ancien candidat arrivé troisième lors de l’élection présidentielle de 2019 a posé ses exigences et sonné la grande mobilisation pour la sauvegarde de l’Etat de droit et de la démocratie.

A peine libéré après son placement sous contrôle, Ousmane Sonko s’est adressé hier, lundi 8 mars aux Sénégalais dans un discours très engagé. Entourés de plusieurs responsables de l’opposition, le leader de Pastef a commencé par s’incliner devant la mémoire des 10 manifestants tués lors de cette série de manifestations et a souhaité un prompt rétablissement aux nombreux blessés.

Poursuivant son propos, Ousmane Sonko qui a également tenu à saluer les guides religieux pour leur implication dans la régulation de la société sénégalaise, a invité les jeunes à maintenir l’élan de la mobilisation. « Ils ont l’habitude de dire que force restera à la loi, mais la loi appartient au peuple. Vous avez risqué votre vie pas pour moi ou pour nous mais pour votre avenir. Sachez qu’à partir d’aujourd’hui, le pays est le vôtre. Vous engagement est remarquable », a-t-il lancé en précisant que «la révolution est enclenchée, et personne ne pourra l’arrêter ». « En 2024, nous allons l’achever. Mais ne tombons pas dans le piège, et que l’armée ne s’empare pas de la révolution. Encadrons-la et travaillons avec stratégie», a-t-il ajouté avant de tempérer. « Mais soyons attentifs, que personne n’aille au Palais pour le déloger, cela peut entraîner la chute du régime. S’il démissionne, qu’on applaudisse et que l’on se prépare pour des élections anticipées, le cas échéant que l’on l’accompagne jusqu’à la fin de son mandat ».

Par ailleurs, revenant sur cette affaire d’accusation de viol à l’origine de ses déboires judiciaires, Ousmane Sonko jurant devant Dieu qu’il n’a rien à se reprocher a dit être pressé de la tenue de son procès qui va faire tomber les masques. Poursuivant son propos, le leader de Pastef a également profité pour rendre témoignage à la gendarmerie notamment l’agent qui a été blessé de la main lors des manifestations du vendredi dernier.

« Je remercie la gendarmerie pour leur sens de responsabilité. Depuis mon arrestation jusqu’à ma liberté, j’ai été bien traité. Les gendarmes ont fait preuve d’une grande responsabilité. Ils m’ont traité sans brutalité, ni égratignure », a-t-il révélé avant de mettre en garde le Doyen des juges qui l’a interdit de parler de cette affaire. « Avec mon contrôle judiciaire, on me dit que je ne dois pas parler du dossier. Je leur ai répondu que chaque jour que vous donnez les minutes d’auditions à vos médias, je parlerais. Pour finir, ils parlent de contrôle judiciaire, mais qu’ils se le tiennent pour dit, je suis un acteur politique et personne ne me privera de mon indépendance politique».

Lire la suite ici

TW médias / Sudonline.sn

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.