« Biram Souley, un numéro deux de luxe »

Souvent, quand on débarque pour la première fois dans un parti politique, on est plutôt attiré par le leader. Mon cas, foncièrement atypique, est caractérisé par l’attention que j’ai eue en franchissant la porte de Kër Mawdo pour un homme qu’on m’a présenté comme l’administrateur et numéro 2 de cette organisation si attrayante par l’éloquence et l’exceptionnelle capacité à convaincre de son président.

Par un cours magistral du projet politique qui ressemblait comme à un jumeau à l’idée que je me suis toujours fait de la façon de faire la politique, il m’obligea, séance tenante, de prendre la décision de militer avec la conviction d’avoir choisi le bon chemin.

Au fur et à mesure que se déroulait notre compagnonnage, je découvrais des qualités qui ont dû manquer à pas mal de ses prédécesseurs, dans le champ difficile de la politique.

En parcourant notre histoire, souvenons nous des relations entre Senghor et Mamadou Dia entre Diouf et Djibo Kâ, Wade et Fara Ndiaye, Wade et Idrissa Seck, Macky et Alioune Badara Cissé. Toutes ces relations ont fini par s’interrompre et, très souvent, de façon brutale, les premiers accusant les seconds de passer le temps à lorgner sur leur fauteuil, les seconds reprochant aux autres de trop leur faire de l’ombre.

Voilà pourquoi cet homme, Biram bien évidemment, est exceptionnel. Il a su pendant plus de huit longues années, allier efficacité et effacement. Ce qui est insolite dans son comportement, c’est qu’il est tellement effacé qu’il arrive que beaucoup de Sénégalais attribuent son poste à l’un d’entre les leaders qui sont, certes, très importants dans le dispositif, mais loin d’avoir les qualités de ce cayorien affable.

Arborant son manteau de coordinateur du département de Thiès, il vient de montrer à suffisance, son ancrage dans ce Kajoor des Damel, des valeureux ceddos et de savants qui ont fait essaimer la connaissance religieuse et scientifique dans la sous-région ouest africaine. En effet, à deux reprises, sous son impulsion, YAW a engranger deux éclatantes victoires scellant définitivement la retraite politique du redoutable Idrissa Seck.

Son entrée à l’Assemblée nationale constitue ainsi une chance unique pour notre pays. Biram saura, comme il a aidé notre parti à se hisser au firmament du champ politique, impulser cette institution ô combien importante, au sommet de l’excellence.

Il est impérieux que ses collègues députés s’inspirent de ses qualités pour qu’aucun d’entre eux ne devienne plus la risée des Sénégalais et qu’ils méritent enfin le titre d’honorables qu’on a l’habitude de leur coller.

Fier de toi frère patriote!

En avant pour le changement tant souhaité par le peuple !

Ousmane et Pastef ont plus que jamais besoin de toi dans cette Assemblée !

Moustapha Sarré,
Directeur de Daaray Cheikh Anta Joob

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