Burkina Faso : la réponse de la junte à la CEDEAO

INTERNATIONAL : La junte au pouvoir au Burkina Faso a rejeté le délai proposé par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest sur l’organisation des élections. Lors d’une conférence de presse, Ouagadougou a rappelé à l’opinion que le gouvernement du Burkina Faso agit en toute autonomie, « en fonction des réalités du terrain ».

Le gouvernement burkinabé s’est exprimé, jeudi 31 mars, après les préoccupations formulées par les dirigeants de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest sur la passation du pouvoir à un régime civil et la libération sans délai et sans condition de l’ex-Président Roch Marc Christian Kaboré. Au cours d’une conférence de presse, le porte-parole du gouvernement du Burkina Faso, Lionel Bilgo, a affirmé que « le gouvernement du Burkina Faso ne subit qu’un seul délai. Celui de bien faire les choses, celui d’agencer son action conformément aux réalités du terrain, en toute objectivité avec la plus grande prudence et le plus grand réalisme possible ».

Dans sa communication, le porte-parole du gouvernement a précisé que « depuis un peu plus de trois semaines, des concertations ont été initiées au niveau national et se poursuivent dans l’optique d’aboutir au retour de l’ancien Président dans une résidence familiale de son choix tout en garantissant sa sécurité ».

Le 25 mars, la CEDEAO a maintenu la suspension du Burkina Faso et de la Guinée de toutes ses instances jusqu’au rétablissement de l’ordre constitutionnel. A cette occasion, elle s’est dite « très préoccupée par la durée de la période de transition »tout en exigeant la libération du Président Roch Kaboré, au plus tard le 31 mars, faute de quoi, « des sanctions individuelles seront imposées aux autorités de transition ».

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