COVID 19 et transfert d’argent de la diaspora – vers une baisse 13 % sur les flux financiers

ÉCONOMIE : À cause de la maladie du coronavirus qui dicte sa loi dans le monde, une baisse généralisée des flux de transfert d’argent est constatée.

C’est du moins, ce qu’a fait savoir, Babacar Ba banquier et consultant international, invité à la matinale d’Iradio. « Pour la banque mondiale, c’est à peu près 20% de réduction des flux de transferts d’argent. Et naturellement, cela va impacter l’économie mondiale parce que nous sommes entrés en récession. Pour le Sénégal, concrètement, ce sera 13% de baisse des flux attendus », a expliqué Babacar Ba.

Selon lui, c’est 1200 milliards que la diaspora a envoyé en 2019. Un montant qui, à l’en croire, représente 13,6% du Produit intérieur Brut du Sénégal. « C’est une somme extrêmement importante qui joue deux rôles. Au niveau micro-économique, ça permet de réduire drastiquement la pauvreté parce que ça augmente la consommation des ménages et au niveau macroéconomique, ça participe à la consolidation de la balance des paiements extérieurs. Ces flux sont beaucoup plus stables que les investissements étrangers », dit-il.

Indiquant que cette baisse va impacter sur l’économie sénégalaise, Babacar Ba estime qu’il faut, en cette période de la maladie du coronavirus, réduire les frais de transfert. La réduction des frais de transfert d’argent, poursuit-il, permettra à la diaspora de mieux faire face à la crise. Mieux, elle permettra à la diaspora de pouvoir maintenir le même niveau d’envoie et permet, selon les statistiques, à l’Afrique de mobiliser 15 milliards de dollars supplémentaires pour financer son développement.

Auparavant, l’expert financier a expliqué les leviers sur lesquels on devrait travailler pour favoriser le retour au bercail des sénégalais de l’extérieur. Il pense que les pouvoirs publics et le secteur privé doivent beaucoup travailler sur l’attractivité professionnelle de nos entreprises et celle du pays. Ce, pour permettre à ces enfants du Sénégal, qui ont acquis des compétences ailleurs de participer à la construction nationale. « Donc, nous devons aussi travailler, au-delà des perspectives, des opportunités d’emploi, sur comment lever les freins qui peuvent faire obstacle à ce projet de retour. Et ça, c’est vraiment une dynamique d’ensemble pour les pouvoirs publics et le secteur privé. Aussi, les membres de la Diaspora doivent aussi s’organiser en réseau pour permettre ce projet de retour. Un retour au bercail doit aussi être imaginé comme un projet », a soutenu le consultant international.

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