Crise socio-économique mondiale : le privé national sonne l’alerte

Face à de nombreuses crises socio-économiques mondiale comme la pandémie sanitaire du Covid, la hausse des cours mondiaux des denrées de première nécessité, le renchérissement substantiel des coûts du fret, le conflit russo-ukrainien…, qui impact lourdement le secteur économique du Sénégal, les acteurs des entreprises privé ont tenu une conférence ce vendredi 9 septembre à Dakar.

Une démarche qui vise a demandé à l’Etat du Sénégal de prendre en compte leur avis dans le secteur économique mais aussi d’être pris en compte par le 14 ème législature lors des prochaines vote de loi économique. 

Selon Baidy Agne, le président de la CNP, les entreprises du secteur privé national contribuent positivement à la construction d’une société sénégalaise en privilégiant les valeurs de progrès socio-économiques durables. Toutefois, le secteur rencontre aussi quelque difficultés liées à la subvention sociale, financement budgétaire et croissance économique inclusive que l’État doit corriger. Quant aux problèmes rencontrés on peut citer le fait que certaines entreprises ne peuvent plus contenir les impacts desdites crises socio-économiques, mais de la morosité économique s’installe à l’échelle mondiale. 

À cet effet, les acteurs du secteur privé veulent voir en action la 14ème législature et le nouveau gouvernement. « Le prochain agenda politique est dans 18 mois, nous souhaitons que l’agenda économique prend en compte les préoccupations des entreprises et les priorités sociales qui sont au quotidien. Nous demandons plus de dialogue social, d’équité et de dévouement pour servir honorablement la Nation, et contribuer ainsi à la moralisation de la vie publique. Un dialogue public/privé partageant les mêmes valeurs sur les questions de grande importance républicaine comme la souveraineté économique dans les concessions et les secteurs stratégiques porteurs de croissance », a déclaré M. Agne.

Poursuivant sur sa lancée il a soutenu « qu’aucun pays ne peut apporter des réponses durables à l’amélioration des conditions de vie de sa population et à la création d’emplois durables, sans son Secteur Privé National ». Ainsi, en tant qu’acteur de développement, il plaide pour l’élargissement du cadre réglementaire et juridique du contenu local à d’autres secteurs d’activités que celui du pétrole et du gaz. 

Mais aussi à plus d’engagement à leurs côtés de l’administration publique, à moins de stigmatisation et de suspicion des privés nationaux qui gagnent des marchés. « Nous renouvelons notre engagement à accroitre les investissements privés nationaux, à créer plus d’emplois décents pour notre jeunesse, à contribuer davantage au développement socio-économique de nos villes et hinterlands. À la 14ème législature, nous leur disons d’auditionner le Secteur Privé National avant de voter toute Loi à caractère économique et social. Au prochain gouvernement, nous leur disons de soutenir davantage votre Secteur privé national afin de permettre à l’entreprise nationale de prospérer et de répondre à cette forte demande d’emplois de notre jeunesse que nous savons innovante et productive »

Pressafrik

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