Eventuelle levée des sanctions du Mali : la CEDEAO attend de la junte un calendrier « raisonnable et réaliste »

INTERNATIONAL : La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a clarifié les raisons des sanctions prises contre le Mali, avant de soutenir qu’elle attend des autorités de la transition, un calendrier « raisonnable et réaliste » pour la tenue des élections, dans un communiqué.

L’organisation sous régionale précise que les sanctions seront « levées progressivement sur la base de ce chronogramme et de sa mise en œuvre diligente et satisfaisante ». Et cette levée des sanctions dépend de la « volonté politique des autorités de la Transition Militaire d’organiser les élections dans un délai raisonnable, dit-elle.

Revenant sur le précédant chronogramme de la transition dans lequel elle compte organiser les élections en 2026, la Cedeao pense que « accepter la proposition telle que formulée, ferait peser un risque majeur sur le Mali et également un risque de déstabilisation grave sur la Région toute entière de l’Afrique de l’Ouest, avec la jurisprudence ainsi créée ».

De ce fait, la Communauté soutient qu’elle ne saurait s’accommoder d’une telle pratique qui, au-delà de « créer l’instabilité, constituerait un recul majeur dans tous les domaines ». La CEDEAO dit rester très « attentive » sur l’évolution de la situation, disponible et ouverte au dialogue pour accompagner le Mali vers un retour à l’ordre constitutionnel à travers des élections crédibles et transparentes, organisées dans un délai « raisonnable et acceptable ».

La CEDEAO a rappelé qu’elle accompagne le Mali dans un processus de sortie de crise depuis les évènements socio-politiques consécutifs aux élections législatives d’avril 2020, qui ont été suivis par le coup d’État d’Aout 2020 ayant mis fin au régime du président Ibrahim Boubacar Kéita.

Malheureusement, dès la survenue du nouveau coup d’Etat le 24 mai 2021, la dynamique et les objectifs des nouvelles autorités de la transition militaire ont « radicalement changé », celles-ci ne faisant « plus du respect du calendrier électoral une priorité », entraînant un « ralentissement notoire de la mise en œuvre des activités devant aboutir aux élections pour une sortie de crise définitive ».

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