Le Cameroun se fait peur mais réussit ses débuts à la CAN

SPORTS : Le Cameroun a commencé sa Coupe d’Afrique (CAN) à domicile en renversant le Burkina Faso (2-1), grâce à deux penalties de son capitaine, Vincent Aboubakar, mais s’est fait un peu peur, dimanche à Yaoundé

Le rugissement final du stade d’Olembé ressemblait à un ouf!Les Lions Indomptables avaient suffisamment de marge sur les Étalons, diminués par le forfait de cinq joueurs touchés par le Covid tard l’avant-veille du match d’ouverture de la 33e CAN.

Favori logique, pays organisateur et cinq fois vainqueur, le Cameroun n’a pas donné une leçon, il a notamment joué un début de match timoré.

Malgré l’énergie des latéraux Tolo Nouhou et Collins Fai, l’activité de Frank Anguissa ou les nerfs solides d’Aboubakar, il faudra montrer plus de maîtrise.

André Onana, notamment, n’a pas fait honneur à la tradition des immenses gardiens camerounais, Thomas Nkono, Joseph-Antoine Bell ou Idriss Kameni.

– La sortie manquée d’Onana –

Sa sortie manquée a laissé Gustavo Sangaré ouvrir le score (25e), puis les deux penalties du capitaine (43e, 45e+4) ont effacé l’erreur du goal de l’Ajax Amsterdam.

Mais les Burkinabés aussi ont commis des erreurs, sur les penalties, un coup de hanche de Bertrand Traoré sur Frank Anguissa a offert le premier penalty au Cameroun, après correction de l’arbitrage vidéo, et un tacle pas maîtrisé d’Issoufou Dayo qui a fauché le remuant latéral gauche Tolo Nouhou.

Les Lions Indomptables contrôlaient le ballon, mais sans suffisamment d’application, à l’image des coups de pied arrêtés mal tirés par Nicolas Ngamaleu.

Les Lions s’étaient montrés trop empressés sur leurs occasions, comme Vincent Aboubakar (9e) et Karl Toko-Ekambi (12e).

Les Étalons ont puni ce manque d’intensité sur leur première action, Gustavo Sangaré se retrouvant libre au second poteau après la manchette ratée d’Onana.Coup de théâtre à Olembé !

Sur la même action quelques secondes plus tôt, Tolo avait déjà sauvé sur sa ligne une tête puissante du capitaine Bertrand Traoré.

Mais le sang-froid de Vincent Aboubakar a fait rugir deux fois le stade d’Olembé: un penalty à gauche, un à droite.Le capitaine avait marqué le but offrant la cinquième CAN au Cameroun en finale contre l’Égypte (2-1), en 2017.

Le stade d’Olembé, où les ouvriers s’activaient encore pour les finitions à quelques heures du coup d’envoi, pouvait être soulagé à la pause.Arrivés de longues minutes avant le coup d’envoi, les supporters avaient les encouragements qui les démangeaient!

Ils ont pu célébrer Onana, qui s’est racheté en détournant un coup franc incurvé de Traoré (48e) et une frappe à bout portant d’Adama Guira (55e).L’essentiel pour le Cameroun était assuré.

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