L’ex-président pakistanais Musharraf condamné à mort par contumace

L’ex-président pakistanais Pervez Musharraf, en exil à Dubaï, a été condamné à mort par contumace ce mardi 17 décembre pour « haute trahison », a annoncé la radio publique. Dans un pays où l’armée est souvent considérée comme à l’abri des poursuites, c’est une première.

La condamnation de l’ancien président a trait « à la décision qu’il a prise le 3 novembre 2007 » a déclaré à son avocat, Akhtar Shah. Le général Pervez Musharraf, alors président du Pakistan, abroge la Constitution et instaure l’État d’urgence. C’est cette action qui lui vaut ce mardi 17 décembre ce verdict prononcé par un tribunal spécial.

C’est la première fois dans l’histoire du Pakistan qu’un militaire est jugé pour cette raison, explique notre correspondante à Islamabad, Sonia Ghezali. Ce qui lui est reproché est d’avoir abrogé la Constitution pour se maintenir au pouvoir. De son côté, son avocat soutient qu’il n’a rien fait de mal.

Un jugement au caractère extraordinaire

Certains analystes mettent en cause la validité de ce jugement, à l’issue d’un procès qui a duré six ans et au cours duquel l’accusé n’a pas été entendu. L’armée pakistanaise renchérit en dénonçant un déni de justice.

Suite à cette décision, un éditorialiste pakistanais souligne le caractère exceptionnel de ce verdict dans un éditorial : « Un juge ordonnant la mort d’un ancien chef de l’armée et dictateur pour trahison est une étape importante dans l’histoire du Pakistan. »

Quelle suite pour Pervez Musharraf ? Il fera certainement appel de cette décision. Ce dernier, exilé et « malade », « voulait rentrer au Pakistan pour témoigner », mais attendait pour cela que « sa sécurité soit garantie », a expliqué son avocat. Son ancien avocat suggère même qu’un référendum doit être organisé.

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T W médias / International

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