Ousmane Sonko sur la proposition de la Cena pour les législatives: ‘’Le gros de l’opposition n’est pas d’accord’’

L’ancien inspecteur des Impôts et Domaines d’enfoncer le clou : ‘’Ce qui s’est passé, lors de cette rencontre, a montré que certaines listes sont bien parrainées par le pouvoir.

Le président du parti Pastef émet de sérieux doutes sur la tenue des élections législatives à la date du 30 juillet 2017. A en croire Ousmane Sonko, un consensus est loin d’être trouvé sur les modalités d’organisation du scrutin, d’autant que l’opposition significative n’est pas d’accord avec la proposition de la Cena.

Alors que l’on s’achemine à grands pas vers la date fixée pour les Législatives, la question de la pléthore des listes et les modalités pratiques de l’organisation de ce scrutin divisent encore les acteurs politiques. En dépit des tentatives de concertations amorcées jusque-là et certaines propositions de solutions proposées de façon isolée par certains acteurs, l’impasse semble bien s’installer. La décision de la CENA de modifier l’article 78 du code électoral qui dispense l’électeur de prendre tous les bulletins est loin de faire l’unanimité. ‘’Il n’y a pas eu de consensus. Notre mandataire était bien présent là-bas. Le gros de l’opposition n’est pas d’accord. Ce que j’appelle le gros de l’opposition, ce sont les deux Manko composées des coalitions de Khalifa et celle du PDS, la coalition d’Abdoul Mbaye, la coalition de Gadio, notre coalition, etc. Toutes ces coalitions-là ont boudé et ne sont pas dans le consensus. Et aujourd’hui, si vous enlevez ces coalitions de l’opposition, il n’y a aura plus d’opposition au Sénégal’’, a laissé entendre Ousmane Sonko, en marge du séminaire bilan organisé par le CESTI auquel il était convié.

L’ancien inspecteur des Impôts et Domaines d’enfoncer le clou : ‘’Ce qui s’est passé, lors de cette rencontre, a montré que certaines listes sont bien parrainées par le pouvoir. Les comportements que nous avons observés de certains acteurs ayant pris part à la rencontre laissent penser qu’ils ont des accointances très étroites avec l’Etat, le gouvernement ou le parti au pouvoir ; même s’ils sont supposés être dans l’opposition’’.

Le leader du parti les Patriotes n’a pas également manqué de fustiger la démarche du parti présidentiel, lors de ces négociations. ‘’Comment pouvez-vous avoir un consensus, si la partie envoyée par le parti au pouvoir était venue avec une proposition toute faite sur laquelle il n’y avait pas de discussion et qu’il fallait simplement cautionner ?’’ s’interroge-t-il, avant de fulminer : ‘’Nous ne sommes pas un troupeau du Président Macky Sall. Il faut qu’il le comprenne. Depuis des mois, nous avons écrit des lettres, attiré l’attention. On a demandé l’audit du fichier, d’être impliqué pour savoir où on en est avec la distribution des cartes d’électeur. Il (le président de la République) s’était engagé d’ailleurs pour l’audit, après la marche du 14 de l’opposition, sans l’avoir jamais l’avoir fait’’, a-t-il accusé.

Face à cette situation de blocage, Ousmane Sonko s’en lave les mains et met le pouvoir devant le fait accompli. ‘’Maintenant que nous nous retrouvons avec une situation de listes pléthoriques, il (le chef de l’Etat) appelle les gens à discuter, mais qu’il est le seul à fixer les points sur lesquels doit porter la discussion. Toutes les autres questions, on n’en discute pas. S’il a des velléités dictatoriales, qu’il les exerce dans son parti. Mais il ne va pas nous imposer, nous, un consensus’’, a conclu l’inspecteur Sonko.

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T W / Politique

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