Pourquoi le cas Mimi Touré est différent de l’affaire Mbaye Ndiaye-Cissé Lô

Selon l’ancien député et spécialiste en droit parlementaire Alioune Souaré, l’exclusion de Mimi Touré de l’Assemblée nationale constitue une violation de la Constitution et du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

Dans L’Observateur, il explique : «L’article 60 dit : ‘Tout député qui démissionne de son parti… (en cours de législature est automatiquement déchu de son mandat. Il est remplacé dans les conditions déterminées par la loi organique)’. Mais à ce que je sache, l’APR n’était pas candidat, mais c’est plutôt la coalition Benno Bokk Yakaar qui était en compétition pour les élections législatives et Mimi Touré a été élue sous la bannière d’une coalition, pas d’un parti.»

L’ancien député estime par conséquent qu’on ne peut pas faire un rapprochement avec les cas Mbaye Ndiaye et Moustapha Cissé pour justifier l’exclusion de Mimi Touré. «Lors de la 11e législature, rappelle l’expert, (ces derniers) ont été contraints à la démission. Le motif évoqué est qu’ils adhéraient à un autre parti (Alliance pour la République). Mais quand Macky Sall a été élu (président de la République), ces députés ont été dédommagés. C’est pourquoi on ne peut plus parler de jurisprudence, car la faute commise a été réparée.»

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