Violences Electorales : Quelle offre programmatique ?

 

C’est devenu banal, très banal d’ailleurs, de voir les armes blanches faire partie du décor de la campagne électorale. Cela choque presque plus personne.

PAPA DJIBRIL FALL JOURNALISTE CONSULTANT

Du camp du pouvoir comme de l’opposition, une garde rapprochée, armée jusqu’aux dents rivalisent d’ardeur. Nos forces de sécurité totalement absentes.

Ce que j’ai vu hier à Grand Yoff ne nous honore pas. C’est juste abominable. Avez-vous vu cette dame tombée du Pick up violemment? Cela ne vous a pas choqué? Moi Si. L’image défile encore dans ma tête et me taraude, me torture devrais-je dire. Encore une fois je le dis et je l’assume, aucun fief ne doit être la chasse gardée de qui que ce soit. Même au sein d’une même famille, on y trouve des gens qui appartiennent à des chapelles politiques différentes. Le plus désolant est de voir une « bien-pensance facebookienne  » faire l’apologie de la violence et se réjouir du malheur des autres.

Je suis juste déçu. J’aurai bien aimé voir toute la classe politique condamné jusqu’à la dernière énergie cette barbarie. Le comble de cette affaire demeure l’attitude de certains journalistes qui ont quitté depuis longtemps leur vocation originelle et se sont mis à jouer le rôle de pyromane pour ne pas dire de « nouveaux chiens de garde » pour parler comme Serge Halimi. Ces élections seront bientôt derrière nous, des députés élus et nous seront encore là à panser des plaies, au figuré comme au propre. Avant de panser quoi que ce soit, il faut penser au type de société que nous voulons pour nous, une société digne de ce nom. Celle où la barbarie et la violence, la sauvagerie et l’intolérance seront bannies à l’image d’une société moderne et civilisée.

Pendant ce temps, la lutte perd son ascension, le football son aura et aujourd’hui la politique (censée réunir des intellectuels) devient un cercle par lequel toutes les formes d’animosités tant redoutées et dénoncées deviennent monnaie-courante. Ces différents milieux partagent la violence. Si nous suivons Marx dans son analyse sociologique, c’est tout à fait normal, car l’homme est un produit de la société et il ne peut s’y soustraire. C’est la société, dans toutes ses composantes, qui a plongé dans la rivière Mara et, naturellement si elle s’en sort, ce seront avec des séquelles qui laisseront des cicatrices qui, de temps à autre, seront ouvertes par le cour de l’histoire.

Liiii niaww na lole!!!!

Papa Djibril FALL ( PDF )

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