Y en a marre et FRAPP bravent la décision du préfet de Dakar

POLITIQUE : Le mouvement Y en a marre et FRAPP ne comptent pas se plier à la décision du préfet de Dakar qui interdit leur marche contre une justice à deux vitesses (Yoon a ngi jengg!).

C’est dire que ça risque de chauffer encore dans les rues de Dakar aujourd’hui dans l’après-midi. Les mouvements FRAPP et Y en a marre ont décidé de résister à cette interdiction qu’ils jugent illégale et illégitime. « La décision du préfet prouve, s’il en était besoin, les graves reculs démocratiques en cours au Sénégal depuis 2012, particulièrement dans le domaine de la justice », déclarent les deux mouvements. Ils renseignent qu’outre Dakar, il y aura des manifestations à Thiès, Tivaouane, Saint-Louis, Bambey, Rufisque, Kaolack, Tambacounda, Louga, Kolda, Koungheul, Kédougou, Ziguinchor et Bignona.

A signaler que dans son arrêté, le préfet motive l’interdiction de la manifestation par des risques de troubles à l’ordre public, l’arrêté Ousmane Ngom et une entrave à la libre circulation des personnes et des biens.

Le Préfet de Dakar a brisé une marche qui était partie pour être un succès sur le plan de la mobilisation. Car les deux mouvements avaient déjà rencontré l’opposition et des organisations de la société civile qui avaient donné leur feu vert pour y participer.

D’ailleurs, le mouvement pour la défense de la démocratie (M2D) a lancé un appel à la marche pacifique pour l’indépendance de la justice. D’après ce mouvement, des pans entiers de la justice sénégalaise sont privatisés et ne servent plus que les intérêts de Macky Sall, ceux de son clan et ses courtisans ; le principe de l’égalité des citoyens devant la loi est purement théorique ; la démocratie est bâillonnée et l’état de droit n’est plus qu’une coquille vide ; la corruption, le détournement de deniers publics, le gaspillage des ressources, entre autres maux, ont atteint des proportions traumatisantes au moment où plus de la moitié du peuple sénégalais n’a pas accès aux services sociaux de base.

Pour toutes ces raisons, le mouvement pour la Défense de la Démocratie (M2D) exprime sa solidarité aux mouvements Frapp et Y en a Marre. Le M2D lance un appel aux syndicats d’enseignants, de transporteurs, de la santé, aux partis politiques de l’opposition ainsi qu’à toutes les forces vives pour qu’ils se joignent à cette lutte du peuple sénégalais.

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